<< Enfaite, mourir, quand c'est volontaire, ça ne fait pas peur. Enfaite, je me demande, ce qu'il y a, après que notre c½ur ait cessé de battre, après que notre sang soit répandu sur le sol et que nos 5litres se soit tiré de notre corps. Le vide, le vide total? Ou alors errons nous tels des âmes en peine dans l'intersidéral? C'est un mystère pour moi, et il me tarde de le découvrir... C'est vrai quoi, notre monde reflète vraiment un système pourrit. Ah, me dirait-vous, elle est complètement névrosé! Non mais réfléchissons ensemble, un instant. Pourquoi vivre, hein? Se lever et vivre le même jour à chaque fois, tout ça pour devenir un honnête citoyen, et travailler pour ce foutu état? De s'abrutir devant le poste de télévision avec ces émission stupides, ou regarder les sordides cadavres déchu, par la guerre, la boucherie vécu de soldats entre cinq et cinquante-cinq ans? Peut-être encore, se lève t'ont pour tuer, pour morfler, ou bien pour vivre insouciant de notre futur? Et après tout ça, c'est les personne suicidaire, qui sont le plus pathétique? Je ris. Le monde est devenu une simple grande folie! On ne peut plus rien faire, sans que cela soit grave! On ne peut plus baiser, de peur d'avoir le SIDA ou une autre maladie de merde comme ça, on ne peut plus voyager partout dans le monde, sans craindre d'attraper un de ces foutus virus, on ne peux plus penser comme on veut, dans cette politique. Et le pire, c'est qu'on ne peut même pas baiser avec l'homme que l'on aime, si il est majeur, et que toi, non... Et c'est ça, un pays libre? Non, moi je n'y crois plus. Et puis il existe ce foutu sentiment pas bien drôle, qui est d'adorer et de glorifier une personne. Et puis, c'est pour cela que l'on se lève le matin, pour cette personne. Mais bon, ce sentiment, parfois et bien, il est vraiment impossible et délicat. Par exemple comme quand la personne dont-on c'est épris, ne connait même pas notre propre existence. Et bien oui, ça fait mal, n'est ce pas? C'est peut-être la souffrance ultime qui pousse à la mort. C'est être sadomasochiste, en effet, oui! C'est le déclin de ma vie. Et puis, si, en plus, dans cette foutu société, on ne peut plus faire confiance en personne, c'est super, de vivre. Remarquez, moi, j'ai toujours vécu seule et sans avoir besoin d'aide. Ouais, comme je dis toujours, personne n'a rien fait et ne fera rien pour moi, hein. Allez, je crois qu'il est tant de se quitter. Et dire que j'aurais pu avoir une vie terrible... Ah, et pour finir, Nicola, je t'aime, et t'as vu, je ne me démonterais pas, j'irais jusqu'au bout, pour toi. >>
Elle glissait sont carnet, rempli de larmes tombées accidentellement lors de son ultime écriture, à coté d'elle puis se leva...
- Et dire que j'aurais pu avoir une vie terrible... Je pourrais te regarder sans cesse, maintenant, Sofish... (L'', j'arrive...
Le visage salit de larme, elle sauta dans le précipice, sans dire un mot. On retrouva son corps, le lendemain matin, explosé contre les rochers, et l'écume avait salit toute sa peau, le sang avait giclé assez loin et ses membres avaient été broyés lors de sa chute d'une grandeur hauteur.